Conseils avant d’acheter

 

Moteur :

 

Pas besoin de démonter le moteur pour savoir ce qu’il a dans le ventre. Un regard extérieur peut déjà vous renseigner sur l’état de celui-ci.

Regarder la visserie, car un moteur sans histoire n’a pas besoin d’être ouvert. Sauf bien sûr certains boulons démontés pour un entretien courant (réglage soupapes, embrayage…).

Regarder aussi les joints : pâte à joint qui déborde montre systématiquement une ouverture du moteur par des mains de « bricoleurs » : No comment !!!

Avant de démarrer la « Zuma », vérifier le niveau de l’huile : Manque d’huile, cela veut peut-être dire : mauvais entretien. Trop d’huile cela peut dire : « gavage moteur », donc consommation d’huile anormale.

Après avoir démarré votre future « Zuma », et après avoir fait quelques kilomètres (environ une dizaine) les rapports doivent passer sans effort. Faites attention à un sélecteur trop bas ou trop haut (en clair un sélecteur non adapté à votre usage) cela peut donner des « faux points morts ».

A propos de l’embrayage, il peut coller (ou claquer) au démarrage, c’est normal. Attendre que l’huile soit à température. Pour voir si votre embrayage est fatigué, il existe un moyen très facile : Essayer de démarrer votre « Zuma » en 5éme (ou bien 6éme pour les 750). Si le moteur cale « net », l’embrayage est bon. Si l’embrayage patine, encore une fois : No Comment !!!

Un moteur de « Zuma » ne fait quasiment pas de bruit (sauf peut-être à froid). En cas de doute : Ne pas se contenter du : (C’est normal ! Elles le font toutes !). Faites aussi attention à un pot d’échappement « bruyant » (voir non homologué), cela peut cacher quelque chose.

La fumée à l’échappement au démarrage c’est normal. Quoique une « Zuma » ne doit émettre qu’une fumée blanche à froid (vapeur d’eau). Elle ne doit pas sentir l’huile brûlée (segmentation HS). Une fois le moteur chaud aucune fumée ne doit sortir et sans odeur (ou presque). Une odeur forte peut indiquer une carburation « bidouillée ». Be careful !!!

 

Parti-cycle :

 

Une mauvaise géométrie de la partie-cycle peut entraîner une tenue de route aléatoire. Donc avant tout essai vérifier celle-ci.

 

Aucune rayure sur les tubes de fourche (sinon tube HS). Aucune trace d’huile sur les tubes de fourche (sinon joint Spi HS). Vérifier l’alignement du garde boue avant, par rapport à la roue (fourche tordue). Un contrôle rapide consiste à pomper énergiquement la fourche en freinant de l’avant. Si la fourche ne coulisse pas librement, elle est donc tordue. Si vous entendez des « bruits bizarres » lors de ce test, cela montre une huile de fourche HS (donc vidange à faire).

« Zuma » sur la béquille centrale pousser (légèrement) la direction de gauche à droite (ou l’inverse of course). Il ne doit y avoir aucun point mort, aucune résistance. Si résistance, vérifier les butées. Cela sent la « gamelle » ou bien roulement à changer (doit être remplacé tous les 10000 Kms).

Vérifier les jantes : Traces de « ripages » près des trottoirs.

Vérifier les disques de freins (usure et voilage). Le voilage doit êtres quasiment nul (0.2mm Max).

Quant à l’épaisseur des disques (marqué normalement dessus), vérifier que le rebord ne soit pas trop prononcé. Vérifier l’usure des plaquettes et le suintement des flexibles.

Pour info : Un disque qui léche les plaquettes par accoups est voilé. Il donne donc des tremblements au freinage. Toutefois si le phénomène est léger, le disque est encore utilisable.

Ne faites pas trop attention à la rouille. Cela n’est pas obligatoirement synonyme de chute.

Par contre faites plutôt attention aux rayures.

 

Les amortisseurs ne doivent pas fuir. Le bras oscillant ne doit pas non plus être usé par la chaîne.

Vérifier le jeu du bras (tendance à se desserrer) et aussi de la roue par rapport à celui-ci.

La chaîne : Empoigner ferment celle-ci au dos de la couronne et tirer-là par accoups vers l’arrière. Si la chaîne recule nettement sur la couronne, vous pouvez changer le kit chaîne. Hi hi !! Si au contraire le mouvement ne laisse entrevoir que le creux de la dent sous le maillon que l’on tire, c’est bon.

Faites tourner la roue si vous trouvez que la chaîne est trop rigide, cela veut sûrement dire un manque d’entretien (maillon grippé).

Faites attention à ce que les roues ne soient pas voilées.

Les pneus : Vérifier les dimensions, l’indice de vitesse et bien sûr l’usure.

 

Aspect général, électricité :

 

L’esthétique d’une moto tient beaucoup à son habillage et à sa peinture. Des petites éraflures ne porteront pas à conséquence et un coup de « Belgom » ravivera les plastiques ternis, de même pour les chromes. Par contre un échappement attaqué par la rouille, ou bien un faisceau électrique cisaillé, c’est différent.

 

A vérifier la jonction entre le collecteur et le silencieux. En effet c’est à cet endroit que nous trouvons régulièrement de la corrosion. De plus vérifier le dessous de la ligne d’échappement pour voir si il n’y a pas trop de trace de rayure (trottoir).

La couleur de la sortie du pot indique la santé du moteur. Une sortie noire et grasse indique une consommation d’huile excessive, une carburation trop riche, en clair un moteur complètement déréglé.

La batterie : Sans démarrer le moteur, faites des appels de phare. Si la batterie est en bonne santé les appels de phares doivent êtres « francs » et les voyants ne doivent pas s’éteindre (ou presque).

Si ce n’est pas le cas la batterie est soit HS, soit le système de recharge (alternateur, charbon…) est HS. Cas particulier : hivernage.

Faisceau électrique : Surveiller les abords de la colonne de direction, à la recherche de câblage plié ou frottant anormalement. Toutes modifications réalisées avec du ruban adhésif, voir dominos est signe de « bricolage du dimanche ». Se méfier. Bien sûr il ne faut pas non plus oublier d’essayer le bon fonctionnement des clignotants, feux stop, voyants….

 

Attention aux câbles durcis ou effilochés. Vérifier que la poignée d’accélération revienne naturellement à sa position initiale. Vérifier l’usure des caoutchoucs (poignées, repose-pied, sélecteur) ils doivent coïncider avec le kilométrage affiché.

 

Compteur : Des chiffres mal alignés indiquent (souvent) un compteur bidouillé, donc une probable tromperie sur le kilométrage de la « belle ».

Habillage : Vérifier l’état des plastiques. Ils peuvent cacher des chutes.

Ne pas oublier la trousse à outils et le carnet d’entretien.

 

En conclusion :

 

Si vous respectez tous ces conseils, vous devriez trouver une perle rare qui vous donnera beaucoup de plaisir.

 

                                                                                            novembre 2006, Thh

Retour Page Boite à Outils

Retour Page Annonces